USUFRUIT : CONDITIONS CESSATION ?

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Bonjour,

Je veux déménager,  et quitter la maison où je vis depuis 23 ans : 12 ans avec mon Mari, et 11 seule après son décès brutal. Ces dernières années en tant qu’usufruitière (30%), la nu-propriété (70%) étant détenue par les Enfants de mon Mari, issus d’un premier mariage. Jadis, ils ont déclaré ne pas être du tout attachés à cette maison, vu par ailleurs leur situation matérielle / leurs prétentions spirituelles. Mais surtout vouloir la vendre, afin de récupérer l’argent .

 

Après mon départ, suis-je tenue de continuer à régler tout , comme toutes ces années?

Une première réponse ( rapide, merci !) m’indique que oui , globalement.

Mais j’aimerais bien apporter , et demander , quelques précisions.

Il n’y a jamais eu de répartition conventionnelle…. les nu-propriétaires m’ont carrément insultée/snobée (de façon assez surprenante par rapport à nos relations pendant 29 ans)  puisque j’osais ne pas partir au décès de mon Mari, leur Père, ni même après l’année légale, quitter le plus vite possible ce lieu plein de souvenirs, centre de nos  relations et activités… Sous-texte : “Tu restes, assume ! Au fait,  quand vas-tu partir?!”

Je ne songe pas à louer : c’est une maison ancienne, il faudrait la “mettre à niveau”  par rapport aux  locations sur le marché, surtout dans ce coin de Corse, plein de super villas !

Je songe surtout, même si ce lieu dégage plein de résonances affectives,  à déménager.

 

Puis-je cependant annuler, à mon départ effectif : l’EAU/L’ELECTRICITE ?

Pour les CHARGES ANNUELLES : encore la taxe d’HABITATION ? mais je n’y serai plus !

Et précisément : l’ASSURANCE HABITATION? toujours 100% pour l’usufruitière qui n’occupe plus ?

 

Cela veut dire, en définitive, si je  veux pouvoir déménager pour m’installer ailleurs, sans crouler encore 1 an sous les doubles charges, je n’ai plus que la solution du RENONCEMENT à l’USUFRUIT ?

Même si les nu-propriétaires ont hâte de vendre pour se partager le fruit de la vente, ça ne va pas se faire d’un claquement de doigts, et j’imagine que pour eux, ce n’est pas trop grave, puisque, entre temps, c’est toujours   “l’étrangère” qui payera…

 

N’existe-t-il pas, outre le renoncement,  des solutions intermédiaires, légales, et non soumises  au “mauvais vouloir” des nu-propriétaires ( soutenus par des gens  très procéduriers ?)

Merci de vos lumières…

Bien cordialement,

Nicole VILLANOVA

06 61 12 15 24

PS – Je ne pense pas être devenue,  à 73 ans, particulièrement parano …..

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