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Bonjour,

Nous avons besoin de votre aide pour nous guider de manière à régler un problème que nous vivons douloureusement.

Depuis que nous sommes tout petits, nous ne portons le nom de ZIAD-FOREST que sur nos pièces d’identité. Notre nom d’usage a toujours été ZIAD, aussi bien dans notre quotidien que dans notre parcours scolaire, comme sur nos bulletins scolaires ou nos diplômes. Ce nom de ZIAD-FOREST est pour nous source d’un véritable malaise et nous vivons bien mal le fait que ce nom soit le nôtre.

C’est le jour de la naissance  de mon frère Tom que nos parents ont découvert que, contrairement à ce qui avait été assuré par le notaire à notre père au moment de l’acceptation d’une adoption simple, nous devrions nous aussi porter le nom du mari de notre grand-mère accolé au nom de notre père. C’est donc en raison d’une adoption simple – et non plénière –  que notre père nous a transmis ce nom composé que lui-même ne voulait pourtant pas porter. Le notaire est décédé depuis longtemps et nous ne pouvons faire aucune démarche pour dénoncer la procédure que nous considérons comme illégitime parce que ce notaire a menti à notre père pour lui faire accepter cette adoption.

En août 1999, nos parents ont fait des démarches auprès du Tribunal de Grande Instance pour obtenir un changement de nom mais la loi ne l’autorisait pas à cette époque.

En 2018, notre père a entrepris des démarches pour lui et nous, mais elles ont été stoppées dès la parution de l’annonce au Bulletin officiel parce que non recevables dans le cadre d’une adoption. Pourtant, nous pensons être en droit de demander ce changement.

L’article 61 du code civil autorise le changement de nom si le nom est difficile à porter. C’est le cas pour notre famille car le nom de FOREST nous procure un sentiment profond de malaise. Ce nom accolé n’est pas celui de notre grand-père paternel, ni celui de notre mère. Il ne révèle aucune filiation réelle ni aucun attachement familial, bien loin de là. Il nous rappelle aussi combien cette adoption simple a été une démarche faite contre la volonté de notre père, trop jeune pour pouvoir s’y opposer.

La loi parle d’un nom difficile à porter, car pouvant être perçu comme ridicule ou péjoratif. C’est cette dernière notion subjective que nous pensons correspondre à notre cas. S’il est vrai qu’une tierce personne peut ne pas se rendre compte de ce qu’il signifie pour nous, ne connaissant pas le beau-père de notre père dont l’alcoolisme nous était intolérable, nous vivons mal cette situation et vous demandons d’intercéder en notre faveur pour sortir de cette impasse et nous permettre enfin d’oublier ces souvenirs

Nous ne voulons pas non plus transmettre à nos futurs enfants un nom qui n’ait pas de sens pour notre famille et qui soit pour nous un sujet de profond malaise et de souvenirs douloureux.

Nous vous remercions  à l’avance de votre compréhension pour un sujet qui nous tient à cœur depuis tant d’années.  Merci de nous aider à faire en sorte que notre changement de nom puisse être enregistré à l’état-civil.

 

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