De rupture conventionnelle au licenciement pour faute grave

Répondus
1
0

Bonjour, salariée depuis 2ans et demi en tant que directrice de restaurant, après le confinement et suite à une erreur sans grande conséquence, mon patron m’a proposé une rupture conventionnelle. 1ere entrevue faite pour m en informer et rdv pris pour la semaine suivante. 3 jours plus tard nous constatons que des caisses(recettes journalières) sont incomplètes ( plus d’espèces) dans le coffre fort. J’étais en  arrêt maladie la semaine avant la fermeture, donc pas en charge ni en capacité de faire les comptes et remises en banque. Prejudice: 2400€. Je ss convoqué et il m annonce que très déçu car je n ai pas respecté les consignes de remise en banque régulière il ne peut pas maintenir la rupture conventionnelle avec prime( de 1300€) et que ce sera un licenciement pour faute grave. N ayant pris que 9 jours de cp en 2ans et demi il me dit qu avant de lancer la procédure il me mets en CP pour 51 jours pour vider mon compteur. Il ne m’accuse pas de vol, me confie qu il s en fout du cash perdu (ses mots que j’ai sur enregistrement).Il me semblait que l’employeur doit respecter un délai à  compter de la faute pour me licencier et peut il me forcer à prendre mes cp? Merci d’avance pour votre réponse

 

La meilleure réponse
1
0

Bonjour,

L’employeur ne peut pas imposer de congés même après notification du licenciement ou de la démission. Les congés ne peuvent être planifiés qu’en cas d’accord entre l’employeur et le salarié. L’employeur ne peut pas non plus d’imposer au salarié de prendre des vacances pendant la période de préavis ou de démission.

Pour faute grave, cela implique un départ immédiat du salarié sans préavis …

L’employeur dispose d’un délai de deux mois pour déclencher la procédure disciplinaire dès l’instant où il apprend qu’un salarié à commis une faute (article L 1332-4). Une fois la procédure déclencher, l’employeur a effectivement un délai “restreint” qui n’est malheureusement pas précisément définie dans la loi … Mais lorsque l’employeur tarde à agir, les juges ont tendances à remettre en cause la gravité réelle des faits reprochés.

Répondre

pour répondre.