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Bonjour,

Je subis régulièrement des comportements blessants et humiliants de la part de plusieurs de mes collègues à l’université, et ce depuis 14 ans. Je me suis syndiquée et j’ai demandé à un supérieur hiérarchique d’intervenir, mais il s’agit d’un groupe de collègues et, comme l’hydre de Lerne, ce problème resurgit toujours, pas forcément de la part de la même collègue, mais je sais qu’elles communiquent entre elles et sont souvent complices. Elles ont tenté de m’exclure d’un diplôme, et j’en ai la preuve par un échange de mails entre elles qui m’a été communiqué par inadvertance.

Depuis 2007, je reçois des critiques sur la qualité de mes cours, prétendument fondées sur des plaintes d’étudiants, dont certains ne sont pas forcément de bonne foi, ou n’apprécient pas mes exigences. Au lieu de renvoyer les étudiants vers moi pour favoriser le dialogue, on me cache leurs propos ou on cherche à me sanctionner en voulant m’évincer d’un enseignement. De plus, je reçois des reproches sur mon investissement insuffisant, alors que j’assume régulièrement des responsabilités administratives et pédagogiques non obligatoires. En fait, je m’investissais énormément jusqu’en 2007-2008, date à laquelle j’ai eu un enfant. A partir de là, j’ai été moins disponible, et mon impossibilité d’assister à des réunions le mercredi m’a été reprochée. On m’a même demandé pourquoi je n’amenais pas mon enfant aux réunions, alors que ces réunions avaient lieu à 180 kms de chez moi. De 2015 à 2021, j’ai obtenu de travailler à temps partiel, mon conjoint ayant repris à temps plein. Malgré ce temps partiel à 70 %, j’ai continué à recevoir des reproches pour un investissement insuffisant, y compris le mercredi.

Chaque fois que je me révoltais ou que je me révolte contre ces reproches injustifiés ou contre des brimades (refus de me permettre de faire un cours vacant par exemple), on me reproche un manque de souplesse, un excès de susceptibilité, on me traite de “parano”.

Enfin, deux des trois collègues concernées ont refusé à plusieurs reprises de me dire bonjour.

Je ne suis pas allée à chaque fois consulter un médecin et me mettre en arrêt maladie, car je n’aime pas pénaliser les étudiants ni voir mon salaire réduit par un jour de carence, mais je l’ai fait une fois, lors de la “cabale” visant à m’exclure d’un diplôme. Je souffre régulièrement d’insomnies, de tachycardie, et de contractures au niveau des cervicales, du fait de ces critiques et de ces humiliations répétées. J’éprouve une révolte très violente, mais aussi de la peur. Actuellement, j’ai peur qu’on me fasse un emploi du temps invivable et que les quelques collègues avec qui j’ai noué des relations presque amicales ne se laissent influencer par ces trois collègues et ne m’abandonnent aussi.

Beaucoup de reproches et d’humiliations ont été formulés par mail, et j’ai conservé ces messages. Comme je suis combative et tenace, j’ai souvent répondu pour obtenir des éclaircissements en cas de brouillage ou me révolter, mais j’ai toujours évité de répondre sur le même plan.

Je ne peux plus supporter cette situation. Pensez-vous qu’il s’agisse bien de harcèlement moral, et que me conseillez-vous ?

Merci d’avance pour votre réponse,

Bien cordialement.

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Bonjour,

Tout d’abord vous pouvez utiliser le dispositif de signalement des actes de violence, de discrimination, de harcèlement moral ou sexuel et des agissements sexistes dans la fonction publique. Le chef de service doit informer l’agent placé sous son autorité de l’existence du dispositif de signalement, de son mode d’utilisation et des procédures qu’il prévoit. Le dispositif doit garantir la stricte confidentialité des informations transmises par la victime ou le témoin lors du traitement du signalement.

Vous pouvez également prévenir les représentants du personnel.

Il vous est également possible d’engager une médiation avec les auteurs du harcèlement.

Enfin vous pouvez poursuivre votre administration (si celle-ci n’a rien fait après avoir été informée de la situation) et même poursuivre les auteurs de l’infraction au pénal.

Bien cordialement,

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