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Bonjour,

J’ai l’honneur d’appeler votre bienveillante attention sur les faits suivants​ :

Mon conjoint Mr MARCHAND Christopher, est actuellement dans une situation pas claire ni pour lui, ni pour moi et ni pour ses proches. Nous espérons parc ette demande trouver auprès de vous une explication tout aussi plausible qu’audible.

En effet, le samedi 17 Avril 2021, nous devions partir à Ténérife (îles des Canaries) rejoindre mon frère qui y habite. Au moment du contrôle à la Police Aux Frontières de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, lorsque j’ai donné la carte d’identité de Monsieur Marchand, il y a eu un point d’exclamation qui est apparu, ce qu’il l’a conduit dans le bureau de la PAF. Il y est resté tout l’après-midi pour être auditionné. En fin d’après-midi, un policier me fait rentrer dans le bureau afin de m’expliquer la situation. A ce moment là, la Police Aux Frontières me disent qu’il gardait mon conjoint cette nuit, puis qu’il serait déféré devant le Tribunal de Grand Instance (TGI) de Bordeaux le lendemain, dimanche 18 Avril 2021 à 09h00. Ils me demandent de m’y présenter avec tous les documents justifiant de sa situation actuelle (bulletin de paie, contrat de travail [CDI], attestation d’hébergement, attestation de l’employeur, …). Je me suis donc rendue au TGI de Bordeaux le dimanche 18 Avril 2021 à 09h00, munie de toutes les pièces sollicitées la veille par la PAF sauf que je n’ai jamais pu donner les documents, car les agents de la sécurité m’ont baladé pendant plusieurs heures en disant que Mr MARCHAND n’était toujours pas arrivé. J’ai dû bataillé pendant tout ce temps en passant de nombreux coups de téléphone. C’est seulement vers 11h00-11h15 que les agents se sont correctement renseignés et m’ont fait part que Mr MARCHAND était bien arrivé depuis 09h00 et qu’il avait déjà été entendu par Madame Le Procureur. Le verdict, sans les documents nécessaires, et sans aucune écoute de personne, a été sans appel et sans humanité​ : placement en détention à la maison d’arrêt de Gradignan. Ce point de vue est celui que moi j’ai vécu de l’extérieur.

Par la suite, quand Mr MARCHAND a eu le droit de téléphoner, il m’a parlé du déroulement de sa journée au PAF jusqu’à la maison d’arrêt, et c’est là où nous nous sommes rendus compte qu’il y avait des incohérences sur cette affaire. Du côté de mon conjoint, le début de l’histoire est similaire à la mienne puisque nous étions ensemble jusqu’à son interpellation par la Police Aux Frontières de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac où il a été entendu. Ces derniers, à l’issue de l’interrogatoire ont rédigé un procès-verbal et ils ont placé Mr MARCHAND en cellule pour la nuit, avant son transfert au TGI de Bordeaux le dimanche 18 Avril 2021 à 09h00. Ce dimanche 18 Avril 2021, il est parti de l’aéroport vers 08h30, en direction du TGI. Une fois, arrivé au TGI, il a été placé en cellule. Il a demandé à pouvoir bénéficier d’un avocat commis d’office mais en vain, aucun avocat ne s’est présenté pour l’assister. Vers 12h00, un policier l’a emmené dans un petit bureau du TGI où il a été présenté à Madame La Juge d’application des peines. En l’espace d’une seconde, Madame La Juge l’a jugé en lui disant qu’il était en exécution de peine et qu’il était transféré dès à présent à la maison d’arrêt de Gradignan. Le transfert entre le TGI et la maison d’arrêt a été éprouvant car il a été menotté les mains dans le dos. Etant donné la gravité des événements, nous avons contacté un avocat, Maître PUYBAREAU, afin de monter un dossier d’aménagement de peines. Il s’est inséré du mieux possible à la maison d’arrêt de Gradignan en demandant à travailler et tout se déroulait pour le mieux malgré la longueur pour l’obtention du rendez-vous avec l’avocat, jusqu’à ce que mon conjoint soit transféré au centre de détention d’Uzerche en Corrèze le 01 Juin 2021 sans même avoir eu une audience auprès du Tribunal de Grande Instance de Bordeaux. Mr MARCHAND a donc été déplacé vers Uzerche mais son dossier n’a pas suivi. Le 15 Juin 2021, une date d’audience n’étant toujours pas posée, nous avons interpellé l’avocat pour faire avancer les choses. Il a donc été au TGI de Bordeaux pour savoir où en était le dossier d’aménagement de peine et pour le coup assez surpris le dossier était toujours sur le bureau de Madame la Juge d’Application des Peines de Bordeaux et non sur le bureau de la JAP du Tribunal de Tulles dont il dépend actuellement. Devant des troubles dans cette affaire et sollicité par Mr MARCHAND, l’avocat a creusé un peu plus loin en se renseignant devant quelle personne Mr MARCHAND avait comparu ce dimanche 18 Avril 2021, puisque bien entendu il n’avait pas eu d’avocat commis d’office comme il avait demandé. Le TGI a répondu que Mr Marchand n’avait pas été présenté devant Madame La Juge d’Application des Peines mais devant Madame La Juge des Libertés et de la Détention. Le 17 Juin 2021, exaspérée par toutes ces incompréhensions, je décide d’appeler le TGI de Bordeaux afin de savoir si le dossier avait enfin été envoyé au Tribunal de Tulles et par la même occasion j’en profite pour leur demander devant quelle personne Mr MARCHAND était passé le dimanche 18 Avril 2021. A ces interrogations, on me répond d’une part que le dossier a été transmis informatiquement, et d’autre part contre toute attente, on m’annonce qu’il n’y a aucune trace d’audience, de jugement pour ce jour dimanche 18 Avril 2021, tous les jugements étant antérieurs à cette date.

Pour conclure, et en espérant retenir votre attention, je souhaiterai clarifier auprès de vous et de votre écoute les points suivants​ :

– Si il n’a pas été jugé ce dimanche 18 Avril 2021, comment se fait-il qu’il soit détenu​ ?

– Lorsqu’il a comparu devant soit Madame Le Juge d’Application des Peines ou soit par Madame Le Juge des Libertés et de la Détention au TGI de Bordeaux, comment ça se fait qu’il n’est pas eu droit à un avocat commis d’office​ ?

– Pourquoi le dossier a été bloqué plus de 15 jours à Bordeaux, alors que Mr MARCHAND à un CDI à l’extérieur et un patron qui l’attend​ ?

– Lors de mon attente au TGI le 18 Avril et suite à mes maintes demandé auprès des agents, vers 11h00-11h30, ces derniers m’ont appelé et m’ont rapporté que Mr MARCHAND était en exécution de peine et qu’il allait être conduit à la maison d’arrêt de Gradignan. Comment se fait-il qu’ils m’ont tenu ces propos alors que Mr MARCHAND n’avait pas encore été entendu ?

Dans l’espoir que ma requête retiendra toute votre attention,

Je vous prie d’agréer, l’assurance de mes sentiments respectueux.

Mlle JEAN Célia (conjointe de Mr MARCHAND Christopher)

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