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Le 26/06 /25 je suis convoqué  pour un entretien  préalable  par mon employeur ,je lui remets en main propre ma démission  comme  prévue  par loi il choisit  que j’ effectue mon préavis.

J’ entame  mon préavis  le 27 et 28

Au retour  dans l’ entreprise  le 1er juillet ,il m’ informe m’avoir adressé  par courrier  sa volonté  de rompre  par anticipation  mon préavis   évoquant  les motifs   à  l’ origine de ma convocation lors de ma remise  de démission

Je n’ ai commis aucune faute pendant les 2 jours de mon préavis, il me semble que mon employeur  ne peux évoquer  les motifs  antérieur  à ma démission.

Il peut rompre mon préavis  seulement si il prends connaissance  de faits graves que j’ aurais commis pendant  ou avant ma démission,  seulement  si il en est informé  pendant le préavis,  chronologiquement  se n’est pas  le cas vu que les faits  qu’ il me reproche sont à  l’ origine de ma convocation  à  l’ entretien  préalable  du 26.

Pouvez vous m’ éclairer

Merci

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Madame, Monsieur,

Le préavis de démission est une obligation pour les deux parties ; l’employeur ne peut y mettre fin sans motif valable.

L’interruption du préavis pour faute grave suppose en principe une faute grave commise pendant le préavis ou des faits découverts pendant le préavis, rendant impossible votre maintien.

Lorsque l’employeur connaissait déjà les faits avant la démission et a néanmoins accepté que vous exécutiez un préavis, il est contestable qu’il puisse ensuite considérer ces mêmes faits comme une faute grave justifiant une rupture immédiate du préavis. L’analogie avec la jurisprudence CDD va clairement dans ce sens.

En tout état de cause, l’interruption du préavis constitue une sanction disciplinaire : l’employeur doit respecter la procédure disciplinaire (convocation, entretien, notification), à défaut de quoi la sanction est irrégulière et vous pouvez prétendre au paiement des salaires pour le préavis restant.

En pratique, ces éléments peuvent être utilisés pour soutenir une demande de paiement des salaires correspondant à la partie non exécutée du préavis et, le cas échéant, de dommages‑intérêts si la rupture anticipée vous a causé un préjudice particulier (perte de revenus, difficulté de reclassement, etc.), sous réserve d’appréciation par le juge.

Restant à votre disposition,

L’équipe de Dis-Moi Mon Droit

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