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Bonjour, j’ai une relation exécrable avec ma chef. Aucun souci professionel, c’est plutôt avec la femme qui est à ce poste.

Quand je lui dis sur le temps de travail effectif que j’ai des soucis actuellement, mon père est hospitalisé et très malade, j’ai peur de pouvoir être submergé par l’émotion pendant le temps de travail effectif, elle me répond “J’en ai marre des petites histoires des employés, ça fait 20 ans que je les entends, je n’en peux plus”. Quelques jours après, une collègue (une copine à elle à l’extérieur) vient s’épancher sur ses soupçons de maladie de la thyroïde nécessitant une intervention chirurgicale, elle l’écoute alors que j’ai besoin de ma chef. Relayé à notre hiérarchie commune qui ne m’en fait aucun retour. Le cas échéant, cela m’autorise t il à employer ces phrases envers ma chef ? Il n’y a pas d’insultes, il n’y a pas de propos qui soient de la discrimination.

Toujours la même chef: “Oui, la place que tu proposes de prendre est libre. Mais si tu t’y mets, Bidule ne sera pas d’accord, c’est sa place (attribuée librement et définitivement par l’habitude à Bidule sans injonction de la hiérarchie, ni de la médecine du travail ni de l’inspection du travail). Il ne sera pas d’accord alors il va me faire une guerre thermonucléaire dont je ne pourrai pas me dépatouiller donc il ne vaut mieux pas que tu t’y mettes”. Pareil pour l’ordre de montée en pause. Notifié à ma hiérarchie, aucun retour. Vu le comportement de ma chef envers moi, j’ai compris qu’elle s’est fait recadrer mais c’est tout. Est ce que je peux courtcircuiter ma chef en me positionnant à cette caisse. Est ce que je peux lui répondre: “Si je te fais une guerre thermonucléraire comme les collègues, est ce que tu me laisses là ?”. Est ce que ça peut être considéré comme une menace ? Ce qui serait fautif. C’est vrai ? Le fautif enre mes collègues, c’est évidemment à la tête du client. Est ce que ma chef  peut “renoncer” mais profiter de ma pause pour me déplacer et remettre Bidule à sa place ? Si je dois me déplacer, j’obtempérerai. Est ce que je peux dire “Bon d’accord mais alors je vais voir illico la directrice”. Depuis que j’ai adressé mon courrier à la hiérarchie, ma chef ne me dit plus bonjour, ce que la jurisprudence a jugé comme du harcèlement moral.

Synthèse des deux paragraphes: si ma chef me demande d’arrêter de papoter avec un collègue, est ce que je peux lui dire: “non, non, ma collègue me parlait de ses soupçons de santé de la thyroïde, ça la stresse. Si tu ne nous laisse pas parler, on va te faire une guerre thermonucléaire.” Sachant que ma hiérarchie ne réagit pas quand je me plains de ce genre de propos de ma chef. La hiérarchie n’a t elle pas avalisé l’usage de ces expressions en ne me répondant pas ?

J’ai eu droit à “Tout le monde dans l’entreprise sait que… sauf toi” devant la clientèle.

En envoyant mon courrier à ma hiérarchie, j’ai aussitot réclamé à la DRH de prendre un rendez-vous pour moi à la médecine du travail. Je suis étonné de n’avoir aucun retour. Je ne serais pas surpris qu’elle me prive de mon rendez-vous, pour me nuire. Est ce que je dois appeler la médecine du travail pour savoir ce qu’il en est ? Si ma chef ne me dit pas le rendez-vous, j’ai l’intention de ne pas m’y rendre. Est ce la bonne démarche ? Y a t il mieux ?

Cerise sur le gateau (et ça n’arrange rien), la mère de ma chef est ma collègue, avec le même statut que moi. Quand j’écris à ma hiérarchie, ma chef me fait la gueule, ne me dit rien mais j’ai les commentaires de sa mère et de la tante (pas biologique) de ma chef (le lien n’est pas biologique entre la tante et ma chef) alors qu’on ne leur demande rien, elles ne se fondent que sur le compte-rendu de ma chef. Ma hiérarchie n’est pas tenu à un certain secret ? Je vois bien ma chef continuer à faire n’importe quoi aux yeux de la loi, que je ne me laisse pas faire et que ça fasse boule de neige. Je vois bien la mère venir me dire: “T’es content ? Avec tes écrits, ta chef s’est pris un avertissement / elle est en dépression” etc. Je ne culpabiliserai pas,  je ne lui répondrai pas (j’ai une bonne maitrise de moi-même) mais par rapport au code du travail, qu’est ce que je devrais faire ? C’est du harcèlement moral ?

Merci de m’avoir lu.

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Bonjour,

Le harcèlement moral se manifeste par des agissements répétés pouvant entraîner, pour la personne qui les subit, une dégradation de ses conditions de travail pouvant aboutir à une atteinte à votre droit et à votre dignité, une altération de votre santé physique ou mentale ou une menace de votre évolution professionnelle.

Il n’est pas possible de vous confirmer ou de vous infirmer des faits de harcèlement moral.

Si vous pensez qu’il s’agit de harcèlement moral, vous pouvez prévenir votre employeur, alerter le CSE, prévenir la médecine du travail, alerter l’inspection du travail.

Ensuite, vous pouvez porter plainte contre cette personne mais également saisir le Conseil de prud’hommes

Bonne journée.

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