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Bonjour,

Suite au décès de mon patron en février 2020, nous avons finalement été racheté en novembre 2020 par 2 associés et qui ont pris le fils de mon défunt patron et une autre collègue comme associés.

Nous étions un cabinet de 11 personnes ( dont 2 sont devenues associés ) : on va dire donc 9 salariés

Actuellement il ne reste plus que les 2 qui sont devenus associés . Et ce entre novembre 2020 et le 8 décembre 2021, car c’est la date où je me suis retrouvée en arrêt maladie et j’étais la dernière des 9 salariés restants.

Je vais passer outre la mise en place de tous les changements mis en place ( notez désormais vos temps de travail- interdiction des impressions – interdiction d’envoyer des courriers aux clients sans nous consulter avant- vous n’avez plus droit au cachet du cabinet etc….)

Ils n’arrêtent pas de nous dire que nous sommes trop payé à longueur de journée.

Ils ont commencé par licencier 2 salariées ( la secrétaire et une dame qui était en reconversion professionnelle) : là ils ont dû payer leurs indemnités  et au passage ils ont redistribué les dossiers dont elles s’occupaient ( pourquoi embaucher? celles qui sont là sont déjà trop payées)

Pour ne plus payer les indemnités ils ont licencié 1 autre soit disant pour faute : une fois encore tous ses dossiers nous sont redistribués.

ils on tellement mis la pression sur 1 collègue qui avait été embauchée à mis temps, sur l’avancement de son travail etc.. elle a fini en dépression aujourd’hui elle est licenciée pour inaptitude ; et une fois encore ses dossiers nous sont redistribués.

2 collègues finissent par démissionner car ne pouvant plus supporter les pressions et surcharge de travail. Ils nous appellent pour dispatcher une fois encore les dossiers, une collègue leur dit mais non, ce n’est plus possible, nous croulons sur les dossiers , il faut embaucher, ils lui ont répondu déjà vous êtes trop payées et en plus nous ne trouvons personne à embaucher.. tellement énervée, ma collègue est revenue à son bureau a pris ses affaires et n’est plus jamais revenue : elle est en dépression actuellement

Bizarrement il ont fini par embaucher un jeune pour remplacer ma collègue en dépression et une jeune dame pour reprendre les dossiers d’une des collègues démissionnaires. Pour la 2ème collègue qui quittait le cabinet le 31 octobre il n’ont pas trouvé mieux que de me convoquer et de m’annoncer qu’en fait , vous reprenez tout son portefeuille de 34 dossiers. J’ai cru que j’allais devenir folle… Et pour essayer de faire passer la pilule, ils me disent qu’on embauchera un apprenti pour vous épauler.

Nous n’étions plus que 2 rescapées de l’équipe rachetée (je ne compte plus les 2 devenus associés). Ma collègue à qui je relate l’objet de la convocation ne comprend pas? pourquoi cette fois ils ne redistribuent pas les dossiers? pourquoi ils te donnent tous ces dossiers ? ironiquement je lui ai répondu parce que je suis trop payée.

J’étais dégoûtée, incapable de réagir à tout ceci, je voyais mes 19 ans et 10 mois d’investissement dans ce cabinet se volatiliser… depuis ce jour là, j’allais travailler la boule au ventre, je me levais et me couchais avec de violents maux de tête tous les jours, ce travail que je faisais depuis toutes ces années me semblait tout d’un coup nouveau. J’étais perdue devant tous ces dossiers.

Avec mon ancien patron il veillait à ce qu’on ne dépasse jamais 30 dossiers. Là je me retrouve avec 79 dossiers.

Entretemps les pressions par mails ne s’arrêtent pas ( car c’est leur moyen de communication avec nous), vous avez fait ceci? vous avez déclaré cela?.. Ma dernière collègue en partant un vendredi m’a dit : moi je n’ai pas tous les dossiers qu’ils t’ont refiler, mais je n’en peux plus. Elle n’est plus revenue le lendemain. Elle se retrouve actuellement aussi en dépression.

J’ai voulu tenir, j’y allais le matin sans enthousiasme, je trainais mes maux de tête, faire bonne apparence devant les clients. Même le pauvre apprenti, il se sentait oppressé, car ils avaient fini par le convoquer pour lui dire d être plus rapide…la blague. Je leur ai fait remarquer que ce n’est pas à l’apprenti de faire les 34 dossiers qui m’ont été refilés, qu’il était là juste pour apprendre. Car en plus des 79 dossiers, il y a effectivement l’apprenti , car la semaine où il est en entreprise, je n’avance pas ( et j’ai des mails qui me reprochent de n’avoir pas encore fait telle ou telle demandent faite hier etc..

Au final, le 8 décembre j’ai fini par me faire arrêté et on a décelé une dépression… 1 de plus. Donc depuis le 8 décembre je suis en arrêt, j’ai vu un psychiatre qui m’a donné un traitement qui m’a un peu relevé.

Je me demandais donc juridiquement que puis je faire? puis-je porter plainte aux prud’hommes?

En début d’année , je leur ai envoyé un courrier pour demander une rupture conventionnelle, car ma décision est prise, je ne peux plus retourner là-bas.

Ils m’ont convoqué pour l’entretien , pour m’entendre dire : “Nous ne sommes pas contre la rupture conventionnelle mais vos indemnités sont tellement importantes que nous ne pouvons pas vous payer , et en plus nous ne voulons pas payer le forfait social sur vos indemnités”

Je leur ai répondu, vous savez quelque soit le licenciement, mes indemnités seront toujours les mêmes. Ils m’on répondu ” au moins il n’y aura pas le forfait social.

Alors je souhaiterai savoir juridiquement que puis-je faire?

En vous remerciant d’avance? Désolée d’avoir été si longue.

 

 

 

 

 

 

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Bonjour,

Il est en effet tout à fait possible de porter plainte pour harcèlement moral contre l’employeur. Vous pouvez également porter réclamation devant le Conseil des Prud’hommes pour obtenir une prise d’acte et/ou des dommages et intérêts. Je vous invite également à faire remonter la situation à l’inspection du travail.

Bien cordialement,

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