Bonjour, je souhaiterais avoir un conseil
J’avais un poste en CDI, que j’ai quitté pour un nouveau CDI dans une entreprise qui doit ouvrir, une promesse d’embauche a été faite pour indiquer quand je devais prendre mes fonctions et me faciliter l’accès à un logement (car pour ce nouveau poste je devais déménager).
J’ai démissionné de mon ancien poste pour être apte à prendre mes fonctions à la date convenu, sauf que les travaux ont pris du retard (environ 2 semaines). Tout cela était il y a un mois.
Depuis rien a bougé je ne suis toujours pas en poste et ils ne savent pas quand ils pourront m’embaucher.
D’où ma question ai-je un recours juridique car j’ai démissionné et déménagé pour être opérationnel le jour j et un mois après rien est fait et bien évidemment je n’ai pas de revenus
Bonjour,
Votre situation soulève plusieurs points juridiques importants, notamment en lien avec la valeur juridique d’une promesse d’embauche, et les conséquences de la rupture de cette promesse. Voici les éléments essentiels à connaître :
Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 21 septembre 2017 (n°16-20.103), il convient de distinguer :
La promesse unilatérale de contrat de travail, qui vaut contrat de travail si elle précise :
l’emploi proposé,
la date d’entrée en fonction,
la rémunération.
Dans ce cas, si l’employeur ne respecte pas son engagement, cela s’analyse comme une rupture abusive, ouvrant droit à des dommages-intérêts pour le salarié.
Si la promesse d’embauche est considérée comme suffisamment précise, alors le fait que l’employeur ne vous embauche pas à la date convenue ou retarde indéfiniment la prise de poste peut constituer une rupture abusive, au même titre qu’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Vous pouvez alors :
Demander des dommages-intérêts pour le préjudice subi (perte d’emploi précédent, perte de revenus, déménagement, etc.),
Justifier votre recours devant le Conseil de prud’hommes compétent.
Vous pouvez adresser une mise en demeure écrite à l’entreprise (par lettre recommandée avec accusé de réception) lui demandant de :
respecter son engagement,
ou à défaut, vous indemniser pour les préjudices subis.
En l’absence de réponse ou d’accord amiable, vous pouvez saisir le Conseil de prud’hommes, assisté si besoin d’un avocat ou d’un représentant syndical.
Article L1221-1 du Code du travail : sur la formation du contrat de travail.
Article 1101 du Code civil : sur la définition du contrat.
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